Parapsychologie et désinformation

Vendredi 2 octobre 2009

Info_vignette02Par Bruno Lussato

Décodage, mars 2007

« Ce texte fait partie d’une plaquette: De la désinformation, de l’Institute For Systems and Development, ISD, Genève, juin 2004. Contrairement à ce qu’on pourrait supposer, le sujet n’est pas le fait psychologique, ni son existence, mais toutes les tentatives faites pour discréditer les quelques découvertes incontestables qui prouvent tout au moins l’intérêt de son étude.
Tous les ingrédients de la désinformation classique et de son corollaire, la réduction de la dissonnance cognitive, sont présents. Les indicateurs de la désinformation sont tous au rouge :

1. La diabolisation. Son équivalent dans le milieu scientifique est la condescendance, la raillerie, le soupçon de fraude, et l’argument définitif bien qu’infondé : « ce n’est pas sérieux! », passez, il n’y a rien à voir. Les chercheurs qui a priori partent du postulat de la non-existence des phénomènes psi, se sont attribués un nom qui ressemble fort à celui d’une secte : les zététiques.

2. La dissymétrie. On reclame des chercheurs des protocoles beaucoup plus précis que ceux en vigueur dans les sciences humaines, et des coefficients de prédictabilité bien supérieurs que ceux constatés dans la pharmacologie et la médecine. Lorsque les exigences sont atteintes, on repousse artificiellement les critères d’admissibilité.

3. Les fausses symétries. On applique aux phénomènes parapsychologiques les conditions qui ne valent qu’en laboratoire pour des microphénomènes très localisés. Par exemple la reproductibilité absolue. Dans le passé, l’Académie des Sciences présidée par Fontenelle nia solennellement l’existence des météorites pour des raisons identiques… »

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